En arrivant au Caire, j'avais très envie
de revoir la mosquée Al Azhar.
Je ne sais pas pourquoi, mais je l'avais gardée en mémoire de mon
précèdent voyage, il y a très
longtemps. Je n'ai pas été déçu.
Dommage, j'aurais bien aimé la visiter avec Mohamed, il m'aurait
expliqué pleins de mystères.
En face, la mosquée AL Hussein
mérite également que l'on s'arrête
un long moment.


La plus grande, sertie dans la citadelle, est la mosquée Mohamed Ali. On la voit de partout, blottie sur sa colline. De partout, elle invite à la prière, au recueillement.
Dans chacune d'elles, assis dans un coin, j'admire durant de longues minutes, la ferveur des musulmans présents, priants, tournés vers La Mecque ( qibla ), dont la direction est indiquée par le mihrâb, sorte de niche creusée dans la façade. Juste à coté se trouve le minbar ( chaire en bois ). J'observe également les étudiants venus en nombre étudier le Coran. Ils ne sont pas tous assidus. Certains rigolent bien entre eux ou cherchent à bavarder avec l'étrange étranger en train de lire dans son coin.
- " Tu étudies le Coran? " me demandent deux jeunes gens.
Mais ils n'ont pas cherchés à me convertir ...

Dehors, le 'coin' réservé aux femmes est moins somptueux, mais je suis certain que la ferveur y est tout aussi forte.

Devant certaines mosquées, juste au pied du minaret, j'avais l'impression d'être au Cap Canaveral en Floride. Oui, là où l'homme envoie des fusées dans l'espace. A la mosquée Mohamed Ali, je croyais vraiment être devant une fusée Saturne, prète à être envoyée dans les cieux. Rassurez-vous, ce n'était pas une fusée, c'est le soleil qui avait un peu tapé sur ma tête qui me faisait rêver.
La mosquée Fakahani, la madarsa Inalyuss, le minaret Al Azraq, la mosquée Bleue, le plafond de Az Sayyida A'Isa, la montée au minaret de Al Jurrhi ( et j'en passe des centaines ... ) : partout dans la ville la présence de l'Islam est constante. Tous ces monuments méritent qu'on s'y arrète telement chaque bâtiment est richement ciselé.
Et je n'oublie pas les cinq prières quotidiennes que personne n'oublie. A l'appel du muezzin, de partout, les hommes accourent, se rassemblent derrière l'imam et prient leur Dieu.



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